LE SPIRITISME

Allan Kardec

Doctrine, Science ou religion ?

Allan Kardec a démontré que le Spiritisme, à la fois doctrine et science, englobe et solutionne toutes les questions intéressant l'Humanité.

Par lui, il nous est donné de découvrir et de connaître les vraies raisons de nos divers passages ici-bas, qui nous font comprendre que toutes les injustices, causes de tant de révoltes, existent seulement en apparence.

L'homme est envoyé sur Terre pour perfectionner son âme par le truchement de son corps, et l'âme immortelle a besoin pour se transcender de nombreux séjours dans les mondes matériels. Nous ne vivons pas une seule vie, comme un éclair entre deux néants, mais nous vivons plusieurs existences pour nous racheter et parvenir à la perfection.

D'âge en âge, de race en race, nous poursuivons un lent cheminement vers le progrès.

La pluralité des existences est une clé qui ouvre des horizons nouveaux en expliquant les choses incomprises ou inexplicables ; elle concilie tous les événements de la vie avec la justice et la bonté de Dieu, excluant la notion de peines éternelles.

Le Spiritisme ne s'oppose pas au Christianisme, dont il est la confirmation car, comme lui, il tient tout entier dans ces mots : aimer Dieu par-dessus tout et le prochain comme soi-même, pardonner les offenses, ne pas faire aux autres ce qu'on ne voudrait pas qu'il nous soit fait, offrir la charité...

Il combat l'athéisme et le matérialisme. Doctrine philosophique, il a, comme toute philosophie spiritualiste, des conséquences religieuses car il touche obligatoirement aux bases essentielles et fondamentales de toutes les religions : Dieu, l'âme et la vie future. Mais il n'est point une religion constituée, il n'a pas de prêtres, il n'a pas de temples.

Il proclame la liberté de conscience comme un droit naturel, et cette liberté de conscience il la réclame pour tout le monde et, partant, pour les siens. Il respecte toutes les convictions et ne fait que demander la réciprocité pour lui.

Le Spiritisme expose ses doctrines mais, bien que source infinie des purs enseignements et des hautes aspirations, il ne les impose à personne : il veut être accepté librement, par seule conviction.

Il ne vient pas saper les fondements de la religion établie et y substituer un culte nouveau ; il ne cherche à détourner personne de ses convictions religieuses, car il ne s'adresse pas à ceux qui ont déjà une foi et à qui cette foi suffit, mais à ceux qui n'étant plus satisfaits de leurs croyances, et de ce qu'on leur a donné, cherchent quelque chose d'autre ou de mieux.

Le Spiritisme, enfant du Christianisme, est une philosophie basée sur la croyance en la vie de l'esprit qui continue après la mort du corps. Il repose sur la morale du Christ et nous offre la vraie notion du pourquoi de la vie. Faisant notre éducation morale, il nous aide à devenir meilleurs.

Par l'assurance que tout n'en finit pas avec la mort du corps, il nous réconforte et nous console en prouvant que rien ne nous sépare de ceux que nous avons aimés et qui nous ont quittés.

La loi du karma, éclairant d'un jour nouveau nos épreuves et nos souffrances, nous permet de les affronter, de les dépasser, de nous élever sur elles.

Le Spiritisme est une porte entrebâillée sur un monde réel mais encore trop peu connu ; il est la grande espérance qui se lève pour tous ceux qui souffrent.

Marcelle Olivério

Autoportrait d'une spirite
MARCELLE OLIVÉRIO

Marcelle Oliverio
«Laisse les Ombres aux Ombres
Et va vers la lumière qui t'apporte la vie»
Marcelle Olivério - Ephphata

 
Des témoignages venus de partout nous ont parlé d'une femme aux dons exceptionnels : Marcelle Olivério.

Les uns nous disaient qu'elle était un médium remarquable, d'autres affirmaient que sa foi et son enthousiasme au service des autres parvenaient à soulever des montagnes. Certaines la qualifiaient de "grande communicatrice", d'autres de "manipulatrice".

Mais l'immense majorité des personnes qui l'ont approchée l'ont décrite comme une femme dynamique, rayonnante, d'une grande spiritualité, capable de prendre en mains une vie en porte-à-faux et de la retourner dans le bon sens.

Fondatrice de l'association SOS Suicide, elle sauva des centaines de personnes de la désespérance et de la mort. Elle a publié des livres, répandu le message auquel elle croit.

Disciple fidèle d'Allan Kardec, elle ne cachait pas que le spiritisme était la base de sa philosophie et de sa foi.

Aujourd'hui Marcelle Olivério nous a quittés, mais son message demeure.

Pour en savoir plus sur Marcelle Olivério nous lui avons offert, il y a quelques années, la possibilité de s'expliquer sur sa vie et son combat spirituel. Voici ce qu'elle nous en a dit :

Des dons précoces


«Dès ma plus jeune enfance, j'ai senti en moi des dons médiumniques : annonces de l'arrivée impromptue de personnes que je ne connaissais pas du tout et que je décrivais avec précision, prédictions de décès imprévus et totalement inattendus, perceptions de "fantômes" de défunts, en particulier de celui de ma grand-mère maternelle, qui avait coutume de venir s'entretenir avec moi pendant la nuit.

Sur le plan plus terre à terre de ma vie scolaire, je prévoyais les sujets des compositions ou des examens à venir. Très curieusement, ces visions surgissaient lorsque la maladie me clouait au lit m'empêchant d'affronter personnellement ces épreuves. Seuls, mes camarades de classe en visite à mon chevet, bénéficiaient ainsi de "mes lumières".

Ces manifestations, dont je parlais autour de moi, ne recevaient pas toujours un très bon accueil dans la famille. Ma mère voulut en avoir le cœur net au sujet de mes "rencontres" avec ma grand-mère morte alors que j'avais deux ans, et me surveilla étroitement.

Ma grand-mère décédée me parle


Maman me posa beaucoup de questions sur mon aïeule, visage, coiffure, vêtements. Je lui donnais des précisions surprenantes, qu'elle était seule à connaître.

Ce phénomène amena mes parents à me regarder comme un être bizarre. Chaque fois que j'annonçais quelque chose, ils vivaient dans la crainte silencieuse de ce qui allait se produire.

Ma grand-mère venait me rendre visite régulièrement : elle parlait de la maladie qui allait frapper l'un, du décès de l'autre, de la visite d'un troisième, événements qui se confirmaient toujours par la suite.

Elle me donnait aussi des détails sur l'enfance de ma mère, pour m'amener à mieux analyser mon caractère turbulent, car j'étais très "garçon manqué" !

Loin d'être effrayée par ces contacts, j'attendais avec impatience ces instants lumineux où, une fois la maisonnée endormie, grand-mère venait s'asseoir au pied de mon lit.

Mes vies antérieures


J'ai donc grandi en cohabitant avec l'au-delà, sans en être personnellement perturbée. Plus tard, à la Fac, déconcertée par un enseignement matérialiste ignorant la spiritualité et la religion, je me sentis poussée par mon instinct à rechercher une autre voie.

Je me plongeai dans la lecture de livres traitant de sujets différents, élargissant le champ de mes connaissances au domaine ésotérique. De famille catholique, je me sentis attirée par les autres religions, en particulier la religion juive, un tabou dont je découvris les passionnants arcanes.

L'explication de cet intérêt me vint bien plus tard, lorsque, ma médiumnité devenue signifiante, je reçus à travers mes communications et les messages émanant de Centres spirites brésiliens la révélation de mes vies antérieures.

Au cours de l'une d'elles, j'avais vécu auprès du Christ. Et cette vie extraordinaire s'imprima dans la trame même de ma destinée et fut déterminante dans le rôle que je joue aujourd'hui encore sur terre.

Ainsi, en même temps que m'était dévoilée l'identité de mon Guide, l'Archange Raphaël, j'appris que je fus jadis Marie-Madeleine, la compagne de Jésus. Je compris mieux alors les images de cette époque révolue qui sans cesse resurgissaient en moi, surtout aux approches de Pâques, suscitant en moi un trouble et une souffrance immenses. Je revivais à chaque fois les scènes émouvantes et terribles de la Passion du Christ.

La découverte du spiritisme


Bientôt, je perçus les limites de la religion de mon enfance, dont l'enseignement me semblait appauvri, privé des fondements de cette spiritualité véritable que j'aspirais à découvrir et dont je ressentais confusément l'existence.

Je dévorais des livres de toutes sortes, parlant de communications avec les défunts, de télépathie au moment de la mort, de survie de l'âme etc.... En moi, je sentais que j'étais sur la bonne voie, mais un besoin impératif me poussait à aller plus loin sur ce chemin.

Un jour, j'assistai à une séance de spiritisme que le maître de maison avait organisée pour faire connaître la médiumnité de son épouse.

Mais, à ma surprise et à celle des autres assistants, les contacts obtenus avec les esprits et les communications des entités convergeaient vers moi, et je fus promue médium, sans le vouloir.

Malgré l'insistance de l'organisateur, dépité de ce détournement d'un "canal" réservé à son épouse, qui voulait à tout prix obtenir une autre réponse, les invisibles restèrent sur leur position, affirmant que leur manifestation n'était motivée que par ma seule présence.

La séance prenait un tour délicat et fut vite interrompue. En proie à un trouble immense et à un sentiment de panique, je sentais que l'irréversible était en train de se produire.

Depuis des années, j'avais conscience de l'invisible, depuis des années je luttais de toute la force de ma pensée positive pour repousser ces dons médiumniques qui m'effrayaient, et dont je ne voulais pas qu'ils dominent ma vie ; depuis des années je refusais farouchement de céder à cette sollicitation de mon être profond, à ce besoin de découvertes de vérités que j'espérais, tout en les redoutant, et il avait fallu que ce jour arrivât !

Après cette séance, les choses allèrent très vite, des manifestations surprenantes se succédèrent dans la grande maison que j'habitais : bruits, craquements, grincements de portes, claquements de volets, courants d'air, dans des pièces pourtant closes, bruits de pas dans les escaliers, subtils parfums de fleurs, comme si les pièces étaient remplies de bouquets...

Les manifestations


Alors commencèrent des manifestations différentes. J'étais un jour en train de rédiger une lettre pour le Centre des Impôts. En la relisant, je m'aperçut qu'une écriture différente de la mienne s'était interposée, me livrant un message fort beau, intitulé :

"Patience et Courage" :

«Tel suit son chemin, qui sent ses pieds déchirés par les ronces et les pierres ;

Tel affronte la maladie, qui sent son corps torturé et blessé par les spasmes et la fièvre ;

Tel affronte les dangers des tentations, qui sent son âme chavirer sous la vilenie ;

Tel subit la calomnie qui déchiquette et dévore, et se sent perdu et désemparé ;

Tel doit faire face à l'incompréhension qui bloque et révolte, et sent son cœur saigner dans l'impossibilité de se défendre ;

Tel affronte les terribles assauts de la jalousie dont il sent la lame pénétrer son être ;

Tel doit vivre et se sent faible et désorienté,

A celui-là, en vérité je le dis : patience et courage !»

Un combat solitaire


Les messages se succédaient, m'expliquant le rôle que j'aurais à jouer, et qu'il ne me serait pas possible de rompre l'engagement spirituel que j'avais pris et qui allait se réaliser.

Il m'était dit que des gens viendraient à moi nombreux, pour être aidés, réconfortés, sauvés.

Tableau exaltant d'une mission que je refusais néanmoins car, jour après jour, je voyais ma vie bouleversée et j'étais dans la terreur de la découverte de ces puissances invisibles. Plus les choses se précisaient, plus je réagissais négativement.

Un message de Victor Hugo


Devant mon obstruction, je reçus plusieurs messages, dont ces lignes signées Victor Hugo, lignes écrites pour balayer mes doutes et mes refus, car, butée, j'en étais arrivée à me révolter contre tout, et même contre Dieu. Voici la fin de ce message :

(...) Je suis là, sans force, comme aspiré dans l'immense mouvement qui se fait et s'élance comme un appel angoissé, et monte vers Dieu.

Dieu !... Je ne peux plus douter, je ne peux plus qu'ouvrir mon cœur, car tu es là, présent, immense, puissant, terrible, et pourtant si bon, si doux, si tendre...

Je m'incline ! Je baisse la tête ! Comment ai-je pu un jour penser que je défierais Dieu ?

Je ne peux que m'incliner et dire : "Pardon, Seigneur, d'avoir douté ! La nuit est douce et tiède, et les mille bruits que j'entends sont les voix de tes anges..."(...)

Allan Kardec


C'est à cette époque que j'entrai en contact avec un groupe spirite et découvris le message pur et lumineux d'Allan Kardec.

A la lecture du Livre des Esprits, je compris que mon attente n'avait pas été vaine.

Je découvrais le Spiritisme dans sa vérité splendide, non ce Spiritisme caricatural des séances de tables tournantes où l'on faisait parler les défunts.

Je découvrais une philosophie de grande valeur qui, selon les mots d'Alain Woodrow "présentait de façon non religieuse le message chrétien aux hommes désormais dépourvus de religion".

Ma médiumnité


Ma médiumnité se révéla sur différents plans : clairvoyance, clairaudience, écriture automatique, incorporation et enfin, guérison spirituelle. Cette grâce me permit de réaliser de nombreuses guérisons d'êtres humains condamnés par la médecine, mais aussi des guérisons spectaculaires sur des animaux.

Sans ma foi et ma connaissance de la puissance des Plans et des Guides qui nous assistent, je pourrais qualifier ces guérisons de miraculeuses, mais je sais qu'elles sont tout simplement dans l'ordre des choses.

Mon Guide me dirigeait alors vers une médiumnité de communication, dont la mission est d'aider bénévolement les êtres désemparés, en répondant à leur attente douloureuse.

Peut-être ma mission est-elle aussi de réhabiliter le Spiritisme trop longtemps ravalé au seul plan de la nécromancie.

Médium, écrivain, j'ai reçu, et continue d'ailleurs de recevoir par écriture automatique et incorporation, des messages de mon guide, l'Archange Raphaël.

Ces messages, j'ai commencé à les publier. Un premier livre, "Ephphata" paru en 1982 sous une couverture de Raymond Moretti, vient d'être réédité. La conception de ce livre, texte, maquette, titre, fut médiumnique. Ephphata est une ouverture sur d'autres vérités, la redécouverte des valeurs essentielles de la vie, l'instrument de l'évolution.

Il est également le "livre des réponses" car, ouvert au hasard, il apporte une réponse à une question même informulée.

Un autre livre "Quand le Ciel parle..." vient de paraître. Il offre aux lecteurs les paroles pleines de tristesse mais aussi de tendresse et d'amour d'un Plan, qui ne fait qu'espérer un autre devenir, pour une Humanité qui danse trop allègrement sur des volcans.

En 1982, j'ai été l'une des premières en France à aborder à l'antenne le grave problème du pourquoi de la vie, de la survie de l'esprit, des rapports avec le monde invisible, réhabilitant la spiritualité dans une société qui ne sait plus ou ne veut plus reconnaître la juste valeur des choses.

Ces émissions ont permis à beaucoup de personnes de découvrir la réalité de l'Au-delà, de retrouver, à travers une remise en question, la notion de valeurs morales et spirituelles trop souvent oubliées, et ont aidé ceux qui se sont éloignés de Dieu, car s'étant éloignés de l'Église , de redécouvrir la réalité de sa radieuse présence.

SOS suicide


Sur les conseils de mon Guide, je fondai l'Association "SOS Suicide" qui connut, une action nationale : plus de 4000 interventions par an. Un standard où une équipe de 60 bénévoles répondait 24 sur 24 aux appels désespérés, avec un numéro vert à la disposition des proches des désemparés, leur permettant de nous appeler à temps pour tenter de les sauver.

"SOS Suicide" était une réponse immédiate à un appel au secours. Mais une association politisée reprit indûment notre dénomination pour bénéficier de sa notoriété.

Pour éviter une confusion inévitable, préjudiciable à notre oeuvre totalement désintéressée, nous avons décidé, la mort dans l'âme, de renoncer à cette action pourtant unique dans son fond et sa forme.

Un combat solitaire


Mon équipe éparpillée, j'ai continué seule ce combat contre la mort volontaire, car le souvenir de mon action étant resté dans les mémoires, on m'adresse sans cesse des désemparés que je "reboute" spirituellement. En parallèle, je puis me consacrer à mon action spiritualiste dont j'ai élargi le cadre.

1982, j'ai mis en place un audiphone qui offre 24 sur 24 à l'attention des auditeurs, des textes de l'Au-delà sur les grands thèmes de notre vie. Comme on reconnaît un arbre à ses fruits, on reconnaît un messager à ses messages.

En 1983, j'ai créé le Centre Nouveau pour la Renaissance du Spiritisme, un centre de méditation et de prières qui offre aux participants un éclairage nouveau sur la vie et les aide à se transcender.

J'ai à cœur de faire renaître la spiritualité française en faisant revivre les valeurs fondamentales qu'Allan Kardec nous a fait découvrir.

Depuis la mort de Léon Denis, en 1927, faute de grands maîtres crédibles, le spiritisme français, n'a plus été à la hauteur de l'enseignement de ses aînés, et les groupes existants font une trop large part aux techniques de voyance sur photos, à la télesthésie ou à la trans-communication.

Bien sûr, la médiumnité subsiste dans tout cela, mais ce glissement vers l'assouvissement des curiosités éloigne de la spiritualité qui devrait avoir pour seul but "l'amélioration de l'être humain" pour reprendre les mots de Kardec.

Les différents groupes spirites qui subsistent en France travaillent pour la plupart séparément, sans contact les uns avec les autres, dans une indifférence et un manque de tolérance confinant au sectarisme.

Sous couvert de spiritualité, les adeptes dévient trop souvent vers l'exploitation vénale des détresses et de l'attente des êtres. C'est pourquoi, j'essaie depuis tant d'années - et essaie encore et toujours - de faire renaître cette notion du respect des dons donnés gratuitement par Dieu.

A travers mes entretiens, mes interventions, mes livres, j'essaie de redonner à la spiritualité française ses lettres de noblesse. Je voudrais que chacun de nous puisse découvrir le vrai sens de la vie et, par son action, participe pleinement au renouveau des valeurs.

Voilà... J'ai peut-être fait un bien long panégyrique d'un idéal qui me tient d'autant plus à cœur que je sais qu'il permet à beaucoup d'entre nous de retrouver, à travers une remise en question, la notion de valeurs morales et spirituelles trop souvent oubliées.

Rien n'empêchera ma volonté d'action, et si je peux transformer le désert et les terrains en friche en un jardin plus beau, ma vie n'aura pas été inutile.»

Marcelle Olivério

 
Témoignage

Il m'arrive des choses très étranges. Voilà, le jour où je suis née, j'étais pratiquement morte à la naissance, car le cordon ombilical m'avait étouffé!

Le médecin expliqua à ma mère que le cordon trop long, (il mesurait trois mètres) m'entourait comme un serpent. J'étais prise de la tête aux pieds, embobinée dans un cocon. On m'a réanimée grâce à une piqûre dans le nombril.

Depuis je me suis toujours sentie entourée de phénomènes bizarres. Ainsi, vers l'âge de seize ans, je me suis réveillée une nuit, sentant un souffle glacial dans mon cou. Paralysée sur mon lit, j'ai senti un être d'une force étrange qui me serrait les membres, essayant de me découvrir.

Lorsque j'ai enfin réussi à m'échapper, je me suis retrouvée dans la chambre de ma mère qui m'a accompagnée dans ma chambre où cet être avait disparu.

Récemment, j'ai 29 ans, le jour de l'enterrement de mon père, je suis montée dans le corbillard pour l'accompagner à sa dernière demeure. Il faisait très chaud, et pour monter au village, il fallait franchir cinquante kilomètres de routes de montagnes escarpées.

A peine avons-nous fait dix kilomètres, que je me sens étouffer. Je me trouve si mal que je n'arrive même pas à atteindre le chauffeur pour lui dire de s'arrêter. C'était comme si quelqu'un me retenait.

Affolée, je m'agrippai au cercueil de mon père et, peu à peu je revins à moi. Mais là, ce fut très étrange.

J'entendis des voix, des rires, des chants. Je vis une colline toute verte, avec une grande maison dans la cour de laquelle était dressée une grande table blanche, avec autour un tas de gens vêtus de blanc. Ils m'appelèrent de mon prénom et me firent signe de venir les rejoindre.

J'eus l'impression d'avoir accompagné mon père dans l'au-delà et d'en être revenue. On me dit que j'attire les esprits, les animaux qui viennent tous se réfugier chez moi.

Jeannine Carbono. - Sagone (Corse)


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