Histoire des sciences divinatoires
 

 

MOYEN-ÂGE ET RENAISSANCE
 



JÉRÔME CARDAN
en latin : Cardanus - En italien : Girolamo Cardano
(Pavie 1501 - Rome 1576)


Ses idées et son œuvre
Bilan de sa vie


Cardan était un type bizarre, génial, excessif, inconstant. Il excella aussi bien dans les mathématiques que dans la médecine et la mécanique, mais se fourvoya dans les croyances surnaturelles et se révéla un bien piètre astrologue.

Magnifique inventeur de génie, il édifia également un système philosophique basé sur l'immortalité de l'âme.

En 1570, vers la fin de sa vie, il fut arrêté, traduit devant un tribunal de l'Inquisition et inculpé d'hérésie pour la publication d'un horoscope de Jésus-Christ et l'apologie de Néron.

Il perdit son poste de professeur, fut libéré sous caution mais obligé de détruire une bonne partie de son œuvre restée manuscrite et il restera interdit de publication.

Cette péripétie ne l'empêcha, sur le conseil de l'Inquisiteur qui avait instruit son dossier, d'être bien accueilli à Rome par le pape Grégoire XIII, obtenant même de lui une pension. Ayant soulagé le souverain pontife de ses douleurs chroniques, Cardan fut réhabilité et accueilli par ses confrères romains au sein de leur Collège.

Il acheva sa vie en écrivant son autobiographie, en latin, un ouvrage surprenant, premier du genre dans la littérature européenne, oý il se livre entièrement, sans aucune pudeur, allant jusqu'à l'obscénité lorsqu'il aborde ses problèmes sexuels.

Cet ouvrage ne paraîtra pas de son vivant.


SES TRAVAUX
Mathématiques

En mathématiques, Jérôme Cardan fit progresser l'algèbre par la théorie des équations du 3e et du 4e degré, laissant son nom à une méthode classique de résolution. (Celles du 4e degré, aux côtés de son disciple Luigi Ferrari.)


Nombres négatifs et nombres imaginaires

La notion de nombres négatifs avait déjà été évoquée par Léonard de Pise (Fibonacci) au XIIIe s. et pressentie précédemment par les Hindous. Mais c'est Jérôme Cardan qui, pour la première fois en Occident, effectuera des calculs avec des racines de nombres négatifs.

Cardan étudia avec succès les racines carrées de nombres négatifs créant la notion d'un nouveau genre de nombres, les "nombres fictifs". Ce que nous appelons aujourd'hui « les nombres imaginaires ».

Avec RaphaŽl Bombelli, il fut à l'origine des nombres imaginaires complexes, qu'il appelait "nombres impossibles".

Cardan ne trouva pas d'application immédiate à sa découverte. C'est Bombelli qui, plus tard, comprendra l'importance de cette découverte à savoir que "le nombre réel s'engendre à partir de l'impossible".


Ars magna

Il exposa ses découvertes algébriques dans son Ars magna en 1545. En fait, dans cet ouvrage, Cardan reprenait les travaux de Tartaglia et de Ferrari, les complétant et les simplifiant, mettant en lumière une solution générale des équations du 3e et du 4e degré (cubiques et quartiques), les deux premières découvertes significatives réalisées par des algébristes depuis Diophante, mort onze siècles plus tôt.

Mais c'est Jérôme Cardan qui, pour la première fois en Occident, effectuera des calculs avec des racines de nombres négatifs même s'il ne reconnaît pas encore les nombres négatifs comme étant "vrais". En tout cas il a le mérite d'avoir énoncé les règles qui les régissent.

Il crée donc la notion d'un nouveau genre de nombres, les "nombres fictifs" que nous appelons aujourd'hui « les nombres imaginaires ». Cardan ne trouva pas d'application à sa découverte. C'est Bombelli qui, quelques années plus tard, comprendra l'importance de cette découverte à savoir que "le nombre réel s'engendre à partir de l'impossible".


Statistiques et Probabilités

Cardan fut l'un des premiers à aborder le domaine de la statistique et des probabilités. L'apport de Cardan au problème du calcul des probabilités est considérable. Joueur invétéré, il passe durant des années, au moins deux heures par jour, à jouer aux dés et aux échecs, allant jusqu'à mettre en gage les bijoux de sa femme lorsqu'il perdait.

Dressant dans son autobiographie une liste de ses plus importantes découvertes il nous confie : « J'ai trouvé les causes de phénomènes étonnants; par exemple, dans mille coups de mille dés non truqués on obtient nécessairement un résultat toujours identique. »

Ce qui ressemble assez précisément à un énoncé de la loi des grands nombres! Cardan cessera définitivement de jouer en août 1542, ayant dit-il "perdu la main".

S'inspirant de sa propre expérience aux jeux de hasard, il aborde la question des probabilités dans un essai posthume "De ludo aleae", ceci un siècle avant Pascal et Fermat.


INVENTIONS ET DÉCOUVERTES
Un précurseur

En plus de son importante contribution à la médecine et aux mathématiques, il fut un précurseur dans de nombreux domaines : la mécanique, le calcul des probabilités, l'hydrodynamique, la météorologie, la photographie, la botanique, et la géologie, flirta abondamment avec les sciences occultes, notamment l'astrologie, l'alchimie et la magie opératoire.

 


Baguenaudier

En 1550, Jérôme Cardan décrit puis construit un "baguenaudier", petit appareil d'origine chinoise, appelé aussi "anneaux chinois" ou "anneaux de Cardan", dont on attribue l'invention au soldat Hung Minh (181-234) qui en aurait confié la rťsolution à son épouse, lorsqu'il était parti à la guerre. Il est formé d'un jeu d'anneaux qu'il faut enfiler puis retirer, dans un certain ordre, sur un morceau d'os ou de métal plat, percé de trous dans chacun desquels se trouve un fil de fer. Une des extrémités de chaque tige est attachée à un anneau ; l'autre se termine par une tête qui empêche la tige de s'échapper du trou.

Améliorée par Cardan, cette singulière machine, lointain et primitif ancêtre de la machine à calculer et de l'ordinateur, perfectionne le boulier traditionnel le transformant en appareil à numération binaire.


Chambre noire et objectif photographique

Plusieurs siècles avant notre ère, Aristote observait déjà les contours du soleil qui se dessinaient sur un des murs d'une chambre parfaitement obscure à travers un orifice.

Vers 1550, il remplace par une lentille le sténopé, "petit trou" de la chambre noire décrite en 1515 par Léonard de Vinci, qui lui permettait de dessiner les perspectives avec exactitude.

Cette invention apporta à la chambre noire un perfectionnement décisif. Cette petite lentille de verre convexe placée devant le trou qui admet la lumière dans la chambre noire rendait les images d'une netteté inconnue jusqu'alors, permettant une reproduction plus précise des perspectives. Jérôme Cardan venait d'inventer l'objectif.

L'avènement de la photographie, en 1822, allait faire de l'objectif la pièce essentielle de l'appareil photo.

L'ajout d'une ou plusieurs lentilles de verre, fixées sur l'orifice aménagé sur une face de la chambre noire d'un appareil photo, répartissent les rayons lumineux sur l'émulsion de la plaque.


La suspension à la Cardan

Au temps de la marine à voiles, lorsqu'ils étaient pris dans le gros temps, les navires étaient durement secoués par les vagues.

Toutefois, alors que les hommes avaient du mal à conserver leur équilibre, quelques accessoires importants demeuraient pratiquement stables; il en était ainsi des boussoles, des lampes à huile qui éclairaient l'intérieur du bateau.

Elles ne bougeaient presque pas car elles étaient suspendues à une articulation mise au point vers 1550 par Jérôme Cardan.

Cette articulation permettait aux lampes de rester verticales indépendamment des inclinaisons que prenait le navire.


Mécanique : Le joint de Cardan

Cet ingénieux joint de suspension et de transmission du mouvement permet à une pièce mécanique suspendue d'osciller librement, dans tous les sens, indépendamment de son point d'attache.

Jérôme imagina ce système de suspension qui fut conçu au départ pour rendre la boussole insensible aux mouvements des navires.

Il semblerait que les Chinois aient été les précurseurs et utilisaient déjà, des siècles auparavant, un système de suspension assez primitif, mais d'une grande utilité dans la marine à voile.

Jérôme fut l'inventeur du système moderne qui porte son nom. Le joint de Cardan est une pièce mécanique comportant une rotule qui permet à un corps suspendu de garder une direction fixe malgré les mouvements du support, en particulier pour les boussoles, les lanternes et les fourneaux dans les navires.

En mécanique, le trait de génie de Cardan fut d'avoir compris que la transmission de la force d'un moteur à une roue ne pouvait se faire en direct : l'arbre de transmission casse. Il inventa donc entre le moteur et la roue une pièce (le cardan) qui se présente comme comportant un vide. Ce qui permet le déplacement c'est ce jeu, ce vide dans la transmission.

Jérôme Cardan n'imaginait pas que, quatre siècles plus tard, le monde ne pourrait plus se passer de son invention. En effet, sur les véhicules automobiles, le joint de cardan permet au moteur de transmettre l'énergie aux roues, indépendamment des oscillations que subissent ces roues du fait des inégalités de la chaussée.


Physique

Il a démontré que le rapport entre la densité de l'air et de l'eau est égale à 1/50.

Il affirma que l'atome était composé de particules encore plus petites et donc fissible.


Électricité

L'électricité, fut découverte en tant que phénomène physique par le philosophe et mathématicien Thalès, au 6e siècle avant J.C. par l'observation de l'attraction qu'exerçait sur un fétu de paille un morceau d'ambre frotté au contact d'un tissu.

Jérôme Cardan quant à lui fit la distinction entre les propriétés attractives infimes de l'ambre et celles beaucoup plus importantes exercées sur les ions par la magnétite. Cette observation sera à la base de l'électrolyse expérimentée par Svante Arrhenius trois siècles plus tard.


Médecine

En médecine, Jérôme Cardan fut le premier à distinguer la syphilis de la gonorrhée.

 
Il fut également le promoteur du sanatorium préconisant l'envoi des tuberculeux en montagne pour bénéficier du soleil afin d'enrayer leur maladie alors incurable.

 
Touche à tout de génie, Jérôme Cardan s'intéressa également à la médecine traditionnelle populaire, aux remèdes de "buona fame", notamment aux plantes.

 
Il vante les propriétés de l'onguent populeum, composé de suc des feuilles et des branches de peuplier et de feuilles de pavot, "qui produit abondance de songes heureux".

 
Il calme les douleurs de ses patients avec une décotion de feuilles et d'écorce de saule (notre future Aspirine ?).

 
Il préconise l'absorption d'un élixir élaboré à partir de graines et de suc de pavot macéré dans du vin comme panacée contre les maux de tête et les douleurs musculaires (notre futur élixir parégorique?).

 
Il combat les blessures infectées avec l'urine de femme enceinte ou, dans les cas les plus graves avec des moisissures de raisin ou de melon (notre future pénicilline ?).

 
Il applique un broyat de feuilles d'aloès en cataplasme pour guérir les fractures.

 
Il préconise pour ragaillardir les virilités paresseuses ou fatiguées un vin doux au gingembre dont il assure qu'il réveille les sens et améliore les performances amoureuses. (Plus efficacement que notre Viagra ?)


Astrologie

Certains auteurs (Nicodème Habenius entre autres) prétendent que Cardan aurait prédit la date exacte de sa mort, mais d'autres affirment que Cardan se serait suicidé le 21 septembre 1576 à Rome afin que sa prédiction astrologique soit confirmée par les faits. En effet, Cardan était un homme orgueilleux et il souhaitait que son nom passe à la postérité.


Alchimie - Rêves

En rapportant un de ses songes prémonitoires (Cardan rêvait beaucoup) il déclare qu'il vit très distinctement l'équation mathématique du processus alchimique nécessaire à la transmutation des métaux.


Ses idées et ses conceptions philosophiques


«Ses conceptions philosophiques sont celles d'un penseur de la Renaissance pour qui le monde est doué de vie, dans sa totalité comme en chacune de ses parties. Elles font donc naturellement leur place à l'astrologie et à la magie» nous dit Ivan Berger.

Homme libre et généreux flirtant avec la libre pensée, homme de science aux idées modernes, chercheur et expérimentateur de terrain, habitué aux coups de gueule, aux coups durs et aux prises de position provocantes, Jérôme Cardan fut un remarquable remueur de méninges.

Il pourra sembler étrange aux scientifiques purs et durs d'aujourd'hui que Cardan ait toujours accordé son soutien inconditionnel à l'Église malgré ses idées souvent hérétiques, et reçu d'elle aide et protection bien qu'elle le menaça de quelques rappels à l'ordre lorsqu'il allait trop loin.

 
Cardan était un homme bizarre et inconstant. Il donna aussi bien dans les mathématiques et la médecine que dans les croyances surnaturelles. Il édifia un système philosophique basé sur l'immortalité de l'âme mais ne croyait pas aux miracles.

Plus encore: la vision d'un Univers unifié par des principes vitaux, dynamiques ou spirituels, amena Cardan à justifier les pratiques magiques et à fournir à l'astrologie une doctrine cohérente mais pseudo scientifique.

 
L'École de Padoue dont Cardan fut un compagnon de route, réfutait l'idée de miracle et celle de Providence, mais ses penseurs ne doutaient pas de l'influence des astres sur le destin des hommes. Rejetant avec force le merveilleux chrétien, leur conception de la nature restait pénétrée d'animisme, d'occultisme, bien pourvue en anges et en démons, et en définitive tout aussi avide de surnaturel.

En fait, ce sera un siècle plus tard le mécanisme galiléen et cartésien qui constitueront la véritable révolution intellectuelle, ouvrant la voie à la pensée scientifique moderne.


Postérité


Savant illustre en son temps, Jérôme Cardan n'a pourtant guère laissé à la postérité que son nom, attaché à l'invention ingénieuse du mécanisme destiné à rendre les boussoles, les lampes et les suspensions indépendantes des mouvements du navire, système mécanique dit "à la cardan".

Le développement de son génial système de transmission a trouvé son utilité dans d'autres domaines, telle la construction automobile. André CitroŽn, l'a notamment rendu célèbre à travers la traction avant à "cardans" encore utilisée de nos jours.


CITATIONS

"Quand tu veux te laver, prépare d'abord la serviette pour t'essuyer."

 
"Efforce-toi de faire que ton livre remplisse un besoin et que cette utilité t'améliore. Ainsi seulement, il est achevé."

 
«Il n'est pas difficile d'admettre que les lois doivent favoriser les malheureux et les pauvres, si nous voulons respecter la parole de Dieu, la justice et l'équité. En effet le but du prince excellent est que tous vivent dans les meilleures conditions possibles ; aussi est-il évident que les lois doivent soulager ceux qui souffrent, conforter les pauvres et certes pas les puissants, qui n'en ont assurément aucun besoin.»

«Quel est donc le devoir d'un seigneur ou d'un juge équitable et juste ? Il est de secourir les pauvres, de protéger et soutenir les affligés. Pour cette raison, celui qui observe les lois selon les instructions reçues n'est pas juste mais cruel.»

 
«Juste est celui qui ramène la loi à l'esprit du législateur, non celui qui la ramène à la lettre. L'intention du législateur tient compte non seulement du fait en soi, mais encore de la cause du fait, de la nature de celui qui commet une faute, tout autant que de la nature de ses acolytes. Juste est le juge toujours enclin à la sentence la plus clémente (...) ; son inclination joue en faveur du coupable quand il prend en considération les injustices que ce dernier a subies, les vexations qu'il a essuyées de la part de celui qu'il a tué, ses interminables angoisses, le péril de sa vie, son jeune âge, son peu de maturité, les sollicitations des autres, son repentir pour le méfait, sa vertu (...).»

 
«Réfléchis, homme inique, qui condamne un de tes semblables, aux graves fautes que tu as toi-même commises: quelle punition ne mériterais-tu pas si la rouerie ne couvrait pas tes actes et si ton pouvoir exorbitant ne te protégeait ? Qui se comporte avec cruauté envers des faibles ne peut être pardonné, parce qu'il s'est rendu sciemment coupable. Qui condamne les hommes au nom de la loi se comporte rarement avec honnêteté.» (Jérôme Cardan : Encomium Neronis, 1562.


Sa pensée

Parmi la multitude de ses idées, souvent farfelues ou contradictoires, on retiendra des considérations importantes sur la diversité des œuvres de la Nature, la magie naturelle, les monstres et les prodiges, et le mouvement.

 
Il réduit les quatre éléments à trois, faisant du feu un mode d'existence de la matière, et les quatre qualités à deux (chaud et humide).

 
Grâce à la loi d'analogie, il relie le tout à un principe "unique, indivisible et absolument simple". Il prend comme fondement de sa conception de l'univers, la théorie du microcosme et du macrocosme, faisant de l'homme le témoin et l'agent de cohésion par excellence. Il se référera constamment aux astres qui jouent pour lui un rôle capital dans le cohérence du Tout.

 
Cardan participe à sa manière au mouvement critique qui remet en cause, pour diverses raisons, les autorités bibliques et théologiques en général. Il reprend avec d'autres les objections de Cicéron et met en avant les causes naturelles qui peuvent expliquer les miracles.

 
Il est également sensible à ce qui devient invraisemblable dans les récits bibliques, comme le déluge ou l'arrêt de la course du soleil.

 
Ce développement s'exerce selon deux directions. L'une rationnelle, l'autre ésotérique (magique). On attribue en quelque sorte les qualités de Dieu aux choses. C'est un développement de la pensée immanentiste qui sera à son tour confrontée à la critique (la même) au cours du XVIIe siècle, quand un Mersenne affrontera un Fludd, par exemple. Ainsi, pour Cardan, les astres sont les anges et les démons. C'est ainsi qu'il est également amené à l'idée de l'évolution des espèces (mais son hypothèse n'a rien de commun avec celle que proposera Darwin).


OEUVRES
Cardan écrivit plus de deux cents traités outre les cent vingt qu'il détruisit. Son œuvre touche à de nombreux domaines:
 
  • Biologie : Dans De Subtilitate Rerum (1551), Cardan aborde 3 siècles avant Darwin les principes de l'évolution.

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  • Philosophie : De sapientia (1544) De la sagesse : réflexions sur le monde social, le progrès des techniques, la religionä).

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  • La science du monde ou la sagesse civile (1566);

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  • Encyclopédiste : De la subtilité (De subtilitate, 1550), encyclopédie des sciences et des techniques, dans laquelle il compare le monde à un corps vivant.

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  • De la variété des choses (De rerum varietate, 1557).

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  • Algèbre : Ars magna sive de regulis algebraicis (1545) (du "grand Art ou des règles de l'Algèbre", plus connu sous le nom de "Ars magna" ouvrage inspiré par le célèbre traité d'algèbre de Al Khwarizmi.

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  • Arithmétique : Practica aritmeticè et mensurandi singularis (1538).

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  • Probabilités : Liber de ludo aleae (qui constitue le premier traité systématique de probabilités un siècle avant Pascal et Fermat).

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  • Anthropologie : De utilitate ex adversis capienda (1561), qu'il rédigea à la suite du meurtre de sa belle fille par son propre fils.
  • Astrologie : De l'algèbre à l'astrologie (laissé sous forme de manuscrit). Il dressera aussi le thème astrologique de sa famille, de ses amis et quelques grands de ce monde, notamment celui de Jésus-Christ ce qui lui attirera quelques ennuis.

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  • Oniromancie : Cardan se passionne pour l'interprétation des rêves ce qui lui vaudra d'être appelé en consultation par quelques grands de ce monde.

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  • Et d'autres ouvrages sur la cosmologie (il commente Ptolémée en 1554), la religion, l'occultisme, la construction des machines, la mécanique, la cryptologie et la musique.

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  • 1536. Il publie son premier ouvrage scientifique, De malo medendi usu.

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  • 1575 Liber de propria vita ("Ma Vie") est considéré comme la première véritable autobiographie à jamais avoir été publiée en Occident.

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Ne pas confondre Jérôme Cardan avec les mathématiciens français Elie Cartan (1869-1951) et Henri Cartan !!!
Pierre Genève


SOURCES:

  Alan Wykes: Doctor Cardano, physicien extraordinaire

Étienne Wolff - Richard Garnett

Giuseppe Benedetti - Leornardo Machado - Wilfried Hammer

Jérôme Cardan: De vita propria (autobiographie)

Encyclopedia Universalis


  Dernière mise à jour: mai 2004


 

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