Témoignage:
Lecture du corps

 
REBOUTEMENT
PAR MÉDIUM INTERPOSÉ

 

 
Une bonne «lecture de corps» nécessite la présence d'un médium plongé dans un sommeil magnétique suffisamment profond pour recevoir un message, mais assez conscient, pour pouvoir interpréter et transmettre les images qu'il voit à l'intérieur du corps du patient.
Sous hypnose, celui-ci ne ressent aucune douleur et ne se rend pas compte de ce qui se passe autour de lui. Lors d'une réunion régionale du G... à Auray, José L.M., travaillant avec un médium, soigna et guérit par cette même méthode une luxation de la cheville dont souffrait l'éminent professeur Bernard H.

Lecture du corps

La «lecture du corps» est une méthode thérapeutique originale, inventée et pratiquée par Edgar Cayce, célèbre médium et télépathe américain.
Elle permet de poser un diagnostic, de prescrire les soins appropriés et même les médicaments nécessaires au malade, par l'intermédiaire d'un médium sous hypnose ou plongé dans un sommeil magnétique.
Selon ses adeptes, la «lecture» se pratique indifféremment en présence du patient ou à distance.

Observer les phénomènes

A ce propos, nous nous permettons de rappeler une fois de plus à nos lecteurs que notre démarche est d'«observer» les phénomènes étranges, inexpliqués, de les raconter sans les trahir au travers de témoignages apparemment dignes de foi de personnes présentes au moment des faits.
Notre but n'est pas le «sensationnel», ni l'«audimat», - il arrive d'ailleurs qu'on nous le reproche - mais pour nous la réalité dépasse souvent la fiction.
Cela dit, nous constatons tous les jours que nos contemporains devenus profondément matérialistes, rebutés par toute recherche transcendentale authentique, succombent pourtant aux manigances les plus grossières, et croient le plus naïvement du monde aux actes magiques des charlatans et des escrocs, passant à côté de faits avérés bien plus intéressants!

Une expérience étonnante

Voici l'expérience tout à fait étonnante qui s'est déroulée devant témoins chez M.C. un guérisseur renommé dont nous avons déjà parlé dans cette revue. Il nous raconte lui-même son opération:
«C'était un dimanche après-midi. En présence d'une douzaine d'élèves qui participaient à un stage, le téléphone sonne. Généralement le dimanche, personne ne répond, puisqu'il n'y a pas de consultation ce jour-là. :
Au bout de quelques sonneries, je décroche et j'entends mon interlocuteur, un homme du village, me demander de le recevoir tout de suite, car il vient de se fouler le coude, en jouant avec ses enfants. Il a très mal et me dit qu'il n'arrive pas à joindre un médecin de service au téléphone et que l'hôpital est trop loin. :
Je lui réponds d'abord que je ne peux rien pour lui, étant occupé avec mes élèves. Mais sa femme intervient alors, me supplie de faire quelque chose, car le seul médecin de garde est injoignable. Elle précise qu'ils habitent à deux pas de mon cabinet.
En l'écoutant, l'idée me traverse l'esprit, qu'étant en stage de reboutement, c'était peut-être le ciel qui m'envoyait ce brave homme, pour me permettre de faire une démonstration pratique devant mes élèves. Je pensais que le cas était bénin.

Sa femme nous l'amène

Cinq minutes plus tard, le blessé arrive, très pâle, titubant, au bord de la syncope, le bras droit en écharpe. Sa femme qui nous l'avait amené, repartait aussitôt au volant de sa voiture. :
Quand j'ai vu le coude, j'ai tout de suite compris que l'affaire était plus sérieuse que prévu, que ce n'était pas une vulgaire foulure, ni même une simple entorse. Le sommet du coude faisait saillie, et l'homme avait horriblement mal. Malgré cela, le blessé refusait la pose d'un plâtre. Il comptait sur ma technique pour trouver un soulagement rapide à ses douleurs. :
Malheureusement, dès l'instant où j'ai voulu vérifier l'état exact de la blessure, je me rendis vite compte qu'il n'y avait aucune possibilité de bouger le bras, ni verticalement ni horizontalement, le plus petit mouvement provoquant une douleur intolérable. :
C'était à l'évidence une subluxation, voire une luxation, avec complications. Je n'aurais jamais dû accepter de recevoir un patient si gravement atteint sans contrôle médical, mais maintenant qu'il était là, devant moi, souffrant le martyre, je me sentais pris au piège, sous les yeux même de mes élèves. Il me fallait assumer.

Il m'a supplié d'agir vite

J'ai alors demandé au patient s'il voulait que j'appelle les pompiers, mais il m'a supplié d'agir vite, me répétant qu'il refusait absolument la pose d'un plâtre. Cela semblait une obsession chez lui..
Je l'invitai à me suivre dans la salle de relaxation où je le fis allonger sur la table de soins. Mes élèves me suivirent et firent cercle autour de nous. Pour y voir plus clair, j'ai demandé à Michèle, mon médium, qui était présente dans le groupe, de m'aider à effectuer une lecture de corps, ce que les spécialistes appellent une hétéroscopie.
J'ai donc mis immédiatement Michèle en sommeil magnétique, en lui disant de se détendre et de s'enfoncer dans un sommeil de plus en plus profond, ce qu'elle fit dans l'instant, sous les passes lentes que j'effectuais devant son visage. Lui fixant la racine du nez, je prononçais d'une voix lente:
- Calme, détends-toi... repos, calme!... Voilà, tu es détendue, très calme, très reposée! Très calme... Tu t'enfonces de plus en plus profondément dans un sommeil de plus en plus réparateur. Comment te sens-tu maintenant? Est-ce que tu es en mesure de faire notre exercice?

Je suis prête !

D'une voix frêle, venue d'ailleurs, elle répondit:
- Oui, je suis prête!
- Dans l'état où tu te trouves, tu peux lire dans le corps de X comme s'il était en verre. Regarde son squelette, est-ce que tu le vois?
- Oui, je le vois.
- Comment le vois-tu?
- Je le vois un peu flou.
- Regarde mieux. Tu le vois de plus en plus gros, regarde, les images se rapprochent. Dis-moi ce que tu vois à présent!
Un médium exercé sait distinguer l'essentiel, l'utile, dans une image même mal définie, mêlée de diverses couleurs. Il ressent si les couleurs sont bonnes (saines) ou mauvaises, et ça lui permet de diriger le praticien, ou de le faire agir dans le bon sens simplement en lui touchant la main.
Je lui demande si elle est suffisamment magnétisée pour lire dans son propre corps ou dans le corps d'autrui.
- Dans l'état où tu te trouves, peux-tu lire dans le corps de X comme s'il était en verre?
- Oui. Nous pouvons commencer... Afin de lui éviter toute souffrance, je demande la permission à mon patient de le mettre sous hypnose le temps d'effectuer la réduction de ce que j'estime être une luxation. Je sais combien les manipulations peuvent être douloureuses dans un cas comme celui-là. En général, j'évite de recourir à l'hypnose, mais aujourd'hui je n'ai pas le choix, car comment remettre en place un bras désarticulé sans douleur ?
Il accepte sans faire de commentaires, il souffre trop, et je commence aussitôt l'hypnotisme. Je lui ordonne de dormir, comptant à haute voix de neuf à zéro, en accompagnant chaque chiffre d'un claquement de doigts.
En moins de cinq minutes, voilà notre patient profondément endormi. Dans sa transe magnétique, Michèle se trouve «dans» le bras, elle «voit» l'articulation de l'intérieur, me décrivant au fur et à mesure tout ce qui se présente à elle.
- J'aperçois l'articulation! C'est flou! Un mélange de couleurs! Je vois des couleurs sombres...
- Veux-tu veux que je te rapproche ?
- Oui, je veux bien. J'y verrai plus clair !
- Je lui demande alors de «zoomer» le coude du blessé comme avec une caméra. - C'est bien, l'articulation devient plus nette.
Sous sa direction, je saisis délicatement les deux parties du bras du patient pour les remettre doucement en place. Michèle me dit:
- Plus à droite! Plus bas! Plus à gauche! Descends! Encore! Descends, plus bas! Elle guide mes mains, m'indique la marche à suivre.

Pendant plus d'une heure

Pendant plus d'une heure, millimètre par millimètre, je manœuvre ainsi le bras, remets l'articulation en place avec précision, sous les directives du médium, puis c'est au tour des ligaments.
Moi je tiens simplement le bras et exécute la manœuvre, mais c'est Michèle qui pilote à vue. Personnellement, je ne connais absolument pas la gravité de la blessure de X. Subluxation? Luxation? Je ne suis pas médecin. Je ne dispose pas d'un appareillage de radioscopie, et même si j'en avais un, je ne saurais m'en servir utilement!
Je travaille avec mon instinct de rebouteux, et dans ce cas précis, je ne fais qu'exécuter les ordres de mon médium. En tant que guérisseur je n'ai que des notions très superficielles de l'anatomie humaine, mais je sais réduire une luxation, remettre en place des ligaments.
Après de longues minutes d'un travail intense et soutenu, Michèle me dit que c'est terminé, que le coude est parfaitement remis et qu'il n'y aurait pas de séquelles...
Alors je sors Michèle de son sommeil magnétique. Puis je «dégage» doucement mon patient par de rapides passes magnétiques sur l'ensemble du corps. Je souffle trois fois sur son front en décroisant prestement mes mains. Il émerge de son sommeil, tel un opéré qui se réveille en salle d'opération après une longue anesthésie
Assis sur son séant, il nous demanda où il se trouve, pourquoi il était là, et qui l'avait amené chez moi. Apparemment, il ne souffrait plus mais ne se souvenait plus de rien.
Je m'empressai de lui rafraîchir la mémoire en lui disant que s'il avait une écharpe autour du cou, c'est qu'en arrivant, il portait son bras blessé dedans!
Il tira machinalement, une cigarette de la poche de sa chemise du bout des doigts de son bras blessé. Il n'en revenait pas!

Sur les marchés

Ça s'est terminé par un éclat de rire général, car notre blessé s'en est allé, comme il était venu, marchant complètement à côté de ses pompes! Je l'ai revu quatre jours plus tard, conduisant à vive allure le camion de son entreprise. Je lui fis signe de s'arrêter pour lui demander de ses nouvelles. C'est alors qu'il m'avoua que le mardi suivant l'intervention, il déchargeait sans effort avec ses collègues, un camion de trente-huit tonnes de sacs d'engrais. Il m'a quand même laissé entendre qu'il ressentait encore une légère douleur. Voilà! Je pense sincèrement que le magnétisme n'a pas encore livré tous ses secrets.»

Commentaire

Il y a quelques années je pratiquais couramment la lecture de corps, d'abord avec mon mon épouse, puis avec des médiums. J'ai arrêté de mon plein gré, car j'estime que cette technique n'autorise pas l'échec.
Or, lors d'une lecture sur une cliente assidue de mon cabinet, qui un jour se plaignait de douleurs à la tête et de troubles de comportement (elle heurtait les meubles, n'avait plus le sens de l'équilibre et des distances), nous sommes passés à côté d'une tumeur au cerveau grosse comme une balle de ping-pong.
J'ai donc cessé d'effectuer systématiquement ce genre de lecture, estimant que cette méthode n'était pas encore fiable à 100 %. Aujourd'hui, je me pose la question: ne suis-je simplement pas prêt, ou me manque-t-il encore des éléments pour une «lecture de corps» parfaite?
Je ne poursuis donc les expériences qu'à titre strictement expérimental, avec des volontaires demeurant sous contrôle médical. Mais je suis certain qu'il existe là une voie.thérapeutique très sérieuse.
 
Jean-Claude Collard.

 

 


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