Guy de Wargny fut un être
d'une sensibilité et d'une culture exceptionnelles. D'origine belge,
il appartient à la grande famille des de Wargny qui compte dans
ses rangs quelques représentants illustres. Magistrats, industriels,
diplomates, financiers, mécènes et collectionneurs.
Guy de Wargny ne manque pas à
la tradition familiale. Après de solides études, il devient
diplomate.
Il entre dans la carrière
comme conseiller européen auprès des institutions internationales
des Nations Unies. Il sera un consultant écouté au sein
des organismes économiques communautaires de Bruxelles.
Nommé fonctionnaire international
à l'ONU, où il représenta son pays, il côtoya
les grands de ce monde.
Mais ses fonctions l'ennuient et
il publie un pamphlet au vitriol contre les institutions internationales
dont il connaît toutes les turpitudes, les tortueux méandres
et quelques secrets parmi les mieux gardés
Jouissant d'une modeste fortune
qui le met à l'abri du besoin, Guy de Wargny quitte la diplomatie
pour se consacrer à la littérature.
Durant des années, avec son
complice Certigny, il écrira sous divers pseudonymes des pamphlets
pleins d'humour, des romans à tiroirs, des essais époustouflants,
toujours originaux et passionnants. Quelques ouvrages ésotériques aussi, pleins de poésie et de mystère.
Tout jeune déjà, il
s'est intéressé à l'astrologie.
A l'âge de cinq ans, en effet,
dans le salon d'une parente, il fit une rencontre décisive. Celle
du célèbre occultiste britannique Louis Hamon, plus connu
sous le nom de Cheiro. Cet astrologue, chiromancien et numérologue
qui fut le conseiller de la reine Victoria, avait étonné
la Cour d'Angleterre par ses prédictions aussi étonnantes
que précises.
Cheiro aurait chuchoté à
l'oreille du petit Guy, qu'il serait lui aussi un grand astrologue.
Guy de Wargny le devint. Il étudia l'astrologie et
les sciences secrètes sous l'angle théorique, sans jamais
ouvrir un cabinet de consultation.
Il consentit pourtant, de rares fois, à dire inopinément aux personnes qu'il rencontrait ce qu'il ressentait en leur présence, voyait en elles, autour d'elles ou "devant" elles. Selon ces privilégiés ses visions étaient époustouflantes de précision.
Il vécut longtemps, place
de Wagram à Paris, dans l'immeuble qui abritait alors l'Institut Métapsychique International. Mais c'est à Peillon,
dans le Midi, qu'il accomplissait son uvre.
Guy de Wargny participa dès le début à l'aventure hasardeuse et téméraire que représenta le lancement, sans relations, sans argent, sans grande expérience, d'une nouvelle maison d'édition (EUREDIF) puis à celui de la revue SCIENCE & MAGIE.
Jusqu'à la fin de sa vie
il étudia les sciences divinatoires, écrivit des livres et des articles sur l'astrologie, publia des
horoscopes. Souvent imité, sévèrement pillé,
il ne s'en formalisait pas estimant avec juste raison que l'on ne pille que ce qui a une certaine valeur.
L'Astrologie Noire et l'Astrologie
rose figurent parmi ses bestsellers.
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