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Reproduction
La reproduction de l'aloès s'opère soit par graines (les oiseaux et les insectes favorisant la pollinisation naturelle), soit par les rejets (clones) qui poussent autour de son pied. Les vertus médicinales de l'aloès sont connues depuis toujours par des peuples très différents, appartenant à toutes les civilisations de la terre. Son nom vient du grec aloê ; en arabe il se dit alloeh ; en chinois alo-hei. Il ne faut pas le confondre avec l'agave, une plante qui lui ressemble, mais qui, par le jeu des classifications botaniques, appartient à la famille des amaryllidacées. Il existe plus de 300 espèces d'aloès répertoriées de par le monde, et l'on en découvre de nouvelles chaque année. Cela va du petit aloès de rocaille sans tige, mesurant quelques centimètres, jusqu'aux aloès arborescents hauts de plusieurs dizaines de mètres.
Aloe Vera
Mais toutes ces espèces ne sont pas médicinales. Les aloès les plus connus et les plus utilisés en médecine sont l'Aloe vera, l'aloès de l'île de Socotra (Aloe succotrina), l'aloès du Cap (Aloe africana), l'Aloe saponaria, l'Aloe sinensis, l'Aloe arborescens et l'Aloe ferox, aux piquants acérés. Certains adeptes enthousiastes considèrent l'aloès comme une véritable panacée.
Une plante des pays chauds
On trouve cette plante à l'état naturel dans la plupart des régions tropicales ou subtropicales. Certaines espèces sont utilisées en corderie et fournirent, jusqu'à l'apparition des fibres synthétiques, une matière première naturelle imputrescible utilisée dans la fabrication des cordages marins. Aujourd'hui encore, on en fait, dans certaines parties du monde, des nattes et des tissus très résistants.
Différentes espèces
L'Aloe ferox et l'Aloe saponaria sont très prisés par les Japonais. L'Aloe arborescens est l'aloès le plus étudié par les chercheurs russes. L'Aloe excelsa du Zimbabwe, de type arborescent, peut atteindre plus de dix mètres de hauteur.
La pulpe
C'est essentiellement la pulpe contenue dans les longues feuilles charnues ornées de piquants de l'Aloe barbadensis, ou Aloe vera de Linné, que l'on utilise pour les soins de beauté et pour guérir de nombreuses affections. Le fulgurant développement de son usage auquel nous assistons de nos jours est-il un phénomène éphémère ou bien correspond-il à des qualités véritables et reconnues ? En étudiant son histoire, force nous est de constater que derrière son apparence énigmatique, cette plante dissimule des vertus d'une richesse incroyable qu'elle est prête à partager avec nous.
Capacité de survie
Pour vous rendre compte des surprenantes capacités de survie de l'aloès, il est intéressant de procéder à la petite expérience suivante: Entaillez avec un couteau une feuille fraîche d'Aloe vera sur pied, et vous découvrirez avec quelle rapidité la plante se guérit elle-même. D'abord, vous voyez apparaître à l'endroit de la coupure un suintement qui, en quelques minutes, se transforme en une nouvelle peau, cicatrisant naturellement la blessure.
Refaites l'expérience avec une feuille fraîchement coupée, puis avec une feuille coupée conservée au frais (+ 2 à 3 degrés) pendant 10 jours. Vous observerez que la feuille stockée à l'abri de la lumière manifeste la même surprenante capacité de régénération. Un aloès déterré et abandonné à la chaleur résistera durant des mois et gardera toutes ses facultés vitales intactes.
Une réputation méritée
La réputation acquise par l'aloès sur les 5 continents, ne semble pas usurpée. En Europe, on se contenta de l'utiliser comme amer, laxatif ou vermifuge, sous forme de gomme ou d'extrait séché réduit en poudre, car on ne savait pas conserver le gel frais actif de son mucilage. Il est aujourd'hui prouvé que ce gel extrait de la pulpe de ses feuilles guérit beaucoup de petits maux quotidiens de la vie domestique tels que piqûres d'insectes, brûlures, coupures, troubles digestifs, eczéma. C'est aussi un excellent cicatrisant, et il nous offre, sous forme de jus, un étonnant complément alimentaire tonique et vivifiant. .
La plante des premiers soins
Dans nombre de pays des athlètes en usent pour prévenir et soigner les entorses, les foulures, les tendinites et autres accidents. Certains sportifs l'absorbent discrètement comme stimulant naturel, sans risquer les foudres du contrôle antidopage. Les femmes en font des masques de beauté, des crèmes de jouvence, des shampoings ou des lotions capillaires. Comme traitement de fond de l'hépatite, de l'asthme, du diabète, et des maladies de peau, certains disent qu'il n'y a rien de mieux. Dans tous les cas, c'est par excellence la plante des "premiers soins".
C'est notre Figuier de Barbarie, l'Opuntia des botanistes, un drôle de cactus à raquettes.
Une plante extraordinaire, jusque là un peu méprisée.
Mais elle connaît aujourd'hui une éclatante et juste revanche
Ses vertus hypoglicémiantes et amaigrissantes sont à présent universellement reconnues.
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