RÊVES, SONGES
ET HYPNOSE
Rêve: Lecture à distance
En 1649, à Dijon, un étudiant se lamentait de ne pouvoir parvenir à déchiffrer le sens d'un certain passage d'un auteur grec. S'étant endormi avec cette préoccupation d'esprit, il se vit, en rêve, transporté dans la bibliothèque de Stockholm où il put consulter un ouvrage dans lequel se trouvait l'explication tant désirée. Il y en avait dix lignes qu'il se remémora et put reproduire à son réveil. Avec l'esprit de suite du vrai observateur, il écrivit sur le champ à Chamot, ambassadeur à Stockholm, pour le prier de signaler le fait à Descartes (qui était à ce moment l'hôte de la reine Christine) et lui demander d'en contrôler l'exactitude. Descartes, vivement intéressé à cette requête, s'empressa de se rendre à la bibliothèque, il y trouva le livre à la place repérée par le visionnaire et, sur la page indiquée, les dix lignes du commentateur helléniste que l'étudiant avait reproduite à son réveil." (Observation rapportée par Swedenborg, in revue Light du 30 juillet 1929, reproduit de Psychica N° 102, du 15 septembre 1929).

Un témoignage de Werner Heisenberg
(1901-1976)

L'âge d'or de la physique atomique touchait à sa fin

L'âge d'or de la physique atomique touchait maintenant à sa fin, L'Allemagne connaissait une période de troubles politiques d'intensité croissante. Des groupes extrémistes de droite et de gauche manifestaient dans les rues, se battaient les armes à la main dans les ruelles des quartiers pauvres et s'affrontaient violemment dans les réunions publiques. Presque insensiblement, l'inquiétude, puis l'angoisse, se répandaient également à l'université, et se faisaient sentir jusque dans les séances du conseil de faculté.

 
 Pendant quelque temps, j'essayais de ne pas penser au danger, et d'ignorer ce qui se passait dans la rue. Mais la réalité est en fin de compte toujours plus forte que nos illusions. Elle s'imposa finalement à ma conscience sous la forme d'un rêve.

 
Un dimanche matin, j'avais décidé de partir très tôt pour faire un tour à bicyclette avec Carl Friedrich. J'avais donc réglé mon réveil pour qu'il sonnât à cinq heures. Mais juste avant mon réveil, alors que je somnolais encore, une curieuse image m'apparut.

 
Comme au printemps 1919, je me promenais à l'aube à travers la Ludwigstrasse à Munich. La rue était remplie d'une lueur rougeâtre qui devenait de plus en plus vive et angoissante. On eût dit le feu plutôt que le soleil du matin. Des masses d'hommes, portant des drapeaux rouges et noir-blanc-rouge, se ruaient, depuis le Siegestor (Porte de la Victoire, un monument de Munich), en direction des fontaines situées en face de l'université; un bruit immense remplissait l'air.

 
Tout à coup, juste devant moi, une mitrailleuse se mit à crépiter. J'essayai de me mettre en sûreté, en bondissant de côté et je me reveillai. Le crépitement de la mitrailleuse, ce n'était rien d'autre que la sonnerie de mon réveil, et la lumière rougeâtre, c'était le soleil matinal perçant à travers les persiennes de ma chambre. Mais je savais, dès cet instant, que nous allions de nouveau vers des événements graves. Werner Heisenberg : La Partie et le Tout - Champs Flammarion
Sites intéressants :
Léo Dubal: Rêver ou l'art de croiser les mots


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Cesare Lombroso : Rêves prémonitoires
Un témoignage de Myers
Swedenborg: Lecture à distance
Werner Heisenberg : Fin de l'âge d'or de la physique atomique

 

 

Rêves prémonitoires
observés par le criminologue Italien
Cesare Lombroso à Florence en 1875.

Dans un théâtre, une femme se met à crier, vers 22 heures 30, et veut partir, disant voir son père malade. Rentrée à la maison, elle trouve un télégramme annonçant sa mort.

Le feu au théâtre

En 1888, Lombroso reçoit une lettre du professeur Giuseppe Sanctis où il lui dit:
"Je me trouvais à Rome sans ma famille restée à la campagne. La maison ayant été cambriolée l'année précédente, mon frère venait y coucher. Un soir, il m'annonce qu'il va au théâtre Constanzi. Rentré seul je me couche et je me mets à lire. Mais soudain, je me sens pris d'une sorte d'épouvante. Je vois le théâtre où se trouve mon frère, en feu. J'essaye de me raisonner, de réagir mais la pensée que mon frère est en péril m'obsède. Je finis par éteindre la lumière, mais de plus en plus angoissé, je rallume et me rhabille, décidé à attendre le retour de mon frère debout. A minuit et demi, j'entends ouvrir la porte et voici mon frère qui apparaît tout retourné, me racontant la panique causée parmi les spectateurs par un début d'incendie. L'événement avait exactement coïncidé avec le commencement de mon inquiétude."

Elle voit assassiner son frère en songe

A Chicago, il y a un siècle, dans les années 70, miss Loganson voit assassiner en songe son frère Oscar, qui demeure dans une ferme à 80 km de chez elle. Le rêve est tellement précis, qu'elle reconnaît dans l'assassin un cultivateur, voisin de son frère. Le lendemain, inquiète, elle envoie une dépêche chez son frère à laquelle la famille répond : "Oscar a disparu !". Miss Loganson se rend alors au pays avec un autre de ses frères et demande aux policiers du lieu de l'accompagner. En état second, revivant son rêve, elle les conduit directement à la ferme d'un certain Bedford, où l'on découvre des traces de sang dans la cuisine. Miss Loganson ne s'y arrête pas et se dirige tout droit vers les communs. Derrière le poulailler, elle désigne un emplacement pavé et affirme : "c'est ici que mon frère est enterré." Les policemen lui font remarquer que le pavage ancien semble intact, mais, devant son insistance, ils consentent à entreprendre des fouilles. On ne trouve rien tout d'abord et les agents vont renoncer lorsque l'on découvre un manteau. Miss Loganson en proie à la plus vive agitation s'écrie : "il est bien là !" et, on finit par retrouver le corps du disparu à deux mètres sous terre.

Un témoignage de Myers

Myers qui collectionna lui aussi les rêves prémonitoires en éliminant les cas discutables, cite l'histoire de miss Arabelle Barret qui vit en songe sa soeur morte qui lui prédit qu'elle mourrait au bout de 5 jours, ce qui arriva.

Prémonition

Le 20 décembre 1933, à Fontainebleau, M. Peltier, un pasible retraité, fait un cauchemar durant sa sieste de l'après-midi. Il "assiste" à un accident de chemin de fer nocturne. Autour de lui des gens crient: "il y a 200 morts" ; une voix dit: "nous sommes à Thorigny". Or, le 23 décembre 1933 à 18 h 30, il fait déjà nuit lorsqu'un terrible accident de chemin de fer se produit à Lagny-Thorigny. J'étais tout jeune et j'habitais à Meaux, distant à quelque vingt kilomètres de Lagny. (J.M.)

Un témoignage de Swedenborg