JEAN-CLAUDE COLLARD
Guérisseur et Rebouteux

Avant de découvrir son don
de guérisseur, Jean-Claude Collard fut simple motard dans la Gendarmerie
Nationale. Au début de sa carrière, il eut la chance d'appartenir
au "service rapproché" de l'Elysée où il côtoya
le Général de Gaulle. Quelques années plus tard, voulant
voir du pays, il se fit nommer à la Martinique puis à La
Réunion. C'est là-bas, que son épouse lui parla un
jour d'une guérisseuse vivant dans les Hauts, célèbre
dans toute l'île, dont le bouche-à-oreille prétendait
qu'elle accomplissait de véritables prodiges.
Curieux de tout, Jean-Claude Collard
monta voir, un soir après son travail, cette femme qui l'intriguait.
Là il assista, subjugué, à une scène extraordinaire.
Au milieu d'une cinquantaine de consultants venus demander son aide, il
vit la femme entrer en transe et chasser les démons par des incantations,
gu&eacumontgrave;res et l'imposition des mains.
Quand ce fut son tour, - il n'était
pas malade, - Mme Visnelda recula, le regarda fixement, et lui dit:
- Toi tu n'as pas besoin de moi!
Toi aussi tu peux guérir...
Le motard, très impressionné
par la scène à laquelle il avait assisté, remonta
à plusieurs reprises voir Mme Visnelda. Un jour, convaincu de ses
exceptionnels pouvoirs, il lui demanda pardon d'avoir douté d'elle.
La guérisseuse se prit d'amitié
pour le jeune gendarme et, pendant trois ans, lui apprit tous les secrets
de son art.
Il exerça sur ses proches
d'abord, puis sur ses collègues et leur famille.
Peloton motocycliste
De retour dans la métropole,
basé à Chartres, il fit partie du peloton motocycliste de
la gendarmerie chargé de la surveillance de l'autoroute. Ce fut
dans la salle à manger de son appartement de fonction, qu'il exerça
gratuitement ses dons sur tous ceux qui, attirés par sa renommée,
venaient le consulter.
C'est ainsi que de plus en plus
de gens venaient se faire soigner à la gendarmerie!
Homme curieux de tout, assoiffé
de connaissances, Jean-Claude Collard, ne se contente pas d'imposer ses
mains et de guérir à la chaîne... "Pour obtenir
un résultat qui tienne la distance, il faut avant tout reconnaître
le terrain et déterminer l'origine du mal.
Il a beaucoup étudié,
en autodidacte, passant en revue toutes les thérapies dites naturelles,
observant ses patients, réfléchissant, tâtonnant, apprenant
différentes techniques auprès de ses aînés.
Un jour, il dit à son coiffeur
qui souffrait d'un tremblement nerveux des paupières, qu'il pouvait
peut-être le guérir de ce tic.
En quelques séances il le
libéra de cette gênante affection.
Le colonel, qui allait se faire
couper les cheveux au même salon, félicita son coiffeur attitré
de s'être débarrassé de ses convulsions oculaires et
lui demanda l'adresse de son médecin.
- Mais voyons, c'est Collard, votre
gendarme !
Surpris, le colonel s'informa, constata
les faits, se montra certes compréhensif, mais pria néanmoins
Jean-Claude Collard de choisir entre son métier de gendarme et sa
vocation de guérisseur.
A quelque temps de là, Jean-Claude
Collard, ayant accompli ses quinze ans réglementaires, retourna
dans son beau pays du Loiret et s'y installa guérisseur. Cela au
grand dam de sa famille qui rougissait de ce métier que l'on considérait
encore dans les campagnes comme de la sorcellerie.
Alors que beaucoup de ses jeunes
confrères ont souvent les plus grandes difficultés à
s'intégrer dans un environnement plutôt sceptique et hostile
- on veut bien aller se faire guérir par un empirique, mais on ne
veut pas que cela se sache! - l'ancien gendarme fut très vite reconnu.
Sa gentillesse, son dévouement et son charisme, lui attirèrent
en peu de temps une clientèle fidèle. La renommée
de ses guérisons firent le reste.
Bien sûr, comme tous les autres
thérapeutes sans diplôme, il fut traîné devant
les tribunaux pour exercice illégal de la médecine. Mais
devant le nombre de ses clients satisfaits qui vinrent chanter ses louanges
et témoigner de ses bienfaits, les juges se montrèrent indulgents,
appliquant le minimum prévu par la loi.
JEAN-CLAUDE COLLARD NOUS DIT
;
<
Qu'est-ce qu'un guérisseur
et comment le reconnaît-on ?
- Je suis avant tout magnétiseur,
je reboute, et je complète mes soins par les plantes. D'ailleurs,
depuis que je suis rentré au "village", les langues se délient,
et d'après des anciens, il semblerait que mes deux grands-mères
aient eu le don de guérir avant moi!
L'une était "barreuse", elle
soignait surtout les animaux.
Ma grand-mère maternelle
guérissait par la prière. Si c'est vrai, j'en suis très
fier! Quand un client vient me voir, je calcule d'abord au pendule son
taux d'énergie vitale sur une échelle qui va de 1 à
15.000. Je le recalcule d'ailleurs à la sortie. Tenez, vous Monsieur
C. (mon éditeur), vous êtes chargé au maximum: 9000
impulsions sur mon échelle! C'est très au-dessus de la moyenne!
Regardez, moi-même je n'en
possède pas autant en ce moment: 7500 seulement! Vous êtes
le cas type de celui qui n'a pas besoin de moi! Vous êtes en pleine
forme et en parfait équilibre!
Tandis que vous, Monsieur Schweizer,
voyez, vous êtes en manque! 2700! (le pendule stagne lamentablement
au début de l'échelle).
- Vous manquez visiblement d'énergie...
Votre taux énergétique est beaucoup trop bas. Vous êtes
en état de carence énergétique.
Ensuite j'évalue le plan
sur lequel je dois agir. Vais-je influer sur le plan physique, le plan
psychique, ou le plan émotionnel? Sur le plan physique, j'étudie
d'abord si la personne se nourrit bien, évacue bien et si elle exerce
un sport modulé. Sur le plan psychique, je m'enquiers de son sommeil,
de ses rêves, de ses intérêts artistiques ou philosophiques,
si ses pensées sont positives ou non.
Le plan émotionnel concerne
le plus souvent les rapports de couple. Ainsi je coiffe souvent la casquette
de conseiller conjugal, je deviens un médiateur actif. Si la personne
broie du noir, je la remets sur le chemin, je lui indique "où est
le soleil", je lui permets de repartir d'un bon pied dans la bonne direction.
Mais il arrive aussi que le problème
échappe à ce schéma, que la faille ne soit ni physique,
ni psychique, ni affective. Alors je prends mon pendule et je vais examiner
le lieu de vie de mon client. Trois fois sur quatre je découvre
une perturbation tellurique. Nous reparlerons de cela. Restons-en au magnétisme.
- Comment magnétisez-vous?
Quelle est votre technique?
- Ma technique? J'ai plusieurs méthodes,
cela dépend du symptôme et du malade. Mais je commence toujours
par le rééquilibrage de l'énergie. Pour favoriser
son autoguérison, mon patient doit d'abord retrouver son capital
énergétique. Je vais vous expliquer rapidement comment je
travaille. J'installe d'abord mon patient le dos au sud et je m'assieds
en face de lui, dos au nord. Puis j'établis le contact entre nous,
ce que j'appelle "établir un rapport". Pouce contre pouce, genou
contre genou, pied contre pied. Je pose alors mes mains sur les genoux
de mon vis-à-vis, puis sur ses cuisses. C'est ce que j'appelle la
"mise en harmonie" de notre potentiel énergétique. Je donne
à mon patient de mon énergie, je le "recharge" par mon fluide.
J'agis en premier lieu sur le système
digestif qui absorbe à lui seul le tiers de notre énergie
vitale. Regardez, je pose mes mains sur le ventre, et je travaille les
doigts sur le foie, le pancréas et la rate. Puis je vais chercher
la vésicule biliaire et les reins. Je travaille beaucoup les émonctoires.
Je vais exciter le cholédoque pour faire partir la bile.
Quand il se passe quelque chose,
je le sens toujours. Ensuite, quand la séance de magnétisme
proprement dit est terminée, (elle dure généralement
un quart d'heure à vingt minutes), j'exécute debout des gestes
de "dégagement" autour de la tête et du corps, qui harmonisent
l'énergie insufflée à mon patient. Par contre, si
j'ai en face de moi un patient qui marche complètement à
côté de ses pompes, et dont les énergies sont visiblement
"décalées", j'utilise une autre méthode de traitement.
Je réharmonise ses corps énergétiques en agissant
directement sur chacun des chakras.
Le traitement dure alors beaucoup
plus longtemps. Environ trois quarts d'heure. Je magnétise systématiquement
tous les points vitaux, m'attardant aux articulations, avant de revenir
au plexus. Comme ça! (Il fait la démonstration sur M. P.
C.). Enfin j'évacue tous les miasmes délétères
par la "bulle odorante", véritable soupape de notre corps astral,
qui se trouve sous nos pieds.
Voyons maintenant un troisième
cas, celui d'un malade dont la tête "bourdonne" c'est-à-dire
"qui pense un peu trop". Un cas psychique.
Celui-là je le traite sur
la table de soins. Et j'opère d'emblée un véritable
balayage psychique en agissant sur l'astral, pour chasser tous les miasmes
qui encombrent ses corps énergétiques. Voyez, comment agissant
au niveau des oreilles je règle les énergies du mental inférieur
et du mental supérieur. Puis je procède à un nouveau
réglage des énergies. Je travaille ensuite sur le visage...Comme
cela!
- Et cette punaise de couleur au
plafond?
- Très bonne question. J'ai
parfois des clients difficiles, encombrants, qui se racontent pendant des
heures comme s'ils se trouvaient sur le divan d'un psychanalyste. Je les
prie alors de se concentrer en fixant cette punaise, sans parler, sans
penser à rien... et ils s'endorment doucement me laissant travailler...
J'ai mis au point une méthode universelle de magnétisme que
j'enseigne au sein de l'association Espérance.
- Qu'est-ce que l'astral?
- L'astral est un corps énergétique,
une "bulle de lumière" qui environne notre corps physique. Pour
éviter que les charges négatives qui traversent notre corps
astral ne pénètrent dans notre corps physique, il y a un
sas de sécurité entre la peau, frontière de notre
corps physique et de notre corps astral, le corps éthérique.
Au niveau de la tête, le corps astral se subdivise en corps mental
supérieur (qui contient le subconscient), et corps mental inférieur
(qui contient le conscient).
L'âme est la résultante
entre notre corps mental inférieur et notre mental supérieur.
Elle est indissociable de l'esprit.
Quand je mesure au pendule l'énergie
vitale de votre main, j'évolue dans l'astral! Deux corps qui s'approchent
l'un de l'autre "voient", "sentent" avant même de se toucher, leurs
rayonement mutuel. S'ils dégagent les mêmes vibrations, ils
ne vont rien ressentir, car ils sont en harmonie. Mais s'il y a déséquilibre,
chacun ressentira les vibrations de l'autre. D'où l'expression:
"Je ne peux pas le sentir."
Une anecdote.
Tenez. Ce matin une cliente m'appelle.
- Monsieur Collard?
- Oui., bonjour, Madame.
- J'avais rendez-vous avec vous
cet après-midi, eh bien je ne viendrai pas, parce que je suis malade!
Celle-là, je ne peux pas
vraiment prétendre qu'elle ait confiance en moi! Comme si nous autres
guérisseurs ne traitions que les gens bien portants!
- Quelles sont les limites du magnétisme?
- Pour moi il n'y en a pas. Il est
aussi nécessaire aux êtres vivants que l'air, l'eau ou la
terre. En fait, il est le quatrième élément: le fluide
magnétique, c'est le feu vivant. Il est pratiquement efficace à
cent pour cent dans tous les cas de figure. Même dans les pathologies
lourdes, je ne pense pas que ce soit le magnétisme qui soit inefficace,
c'est le plus souvent le malade qui n'est pas branché sur la même
longueur d'ondes que le praticien, ou qui refuse la mise à niveau.
Cela explique qu'un confrère
peut très bien guérir un malade pour lequel je n'ai rien
pu faire. Sincèrement, je crois que le magnétisme peut intervenir
avec succès dans toutes les maladies chroniques et fonctionnelles.
- Faut-il croire au magnétisme
pour se faire soigner?
- Je pense pour ma part qu'il est
préférable de se sentir ouvert, réceptif avant d'aller
consulter un magnétiseur. Mais cela n'est pas absolument nécessaire,
car le magnétisme agit indépendamment de la volonté
du sujet qui le reçoit.
- Quelle est la durée d'un
traitement?
- Pour une affection simple de 1
à 3 séances suffisent, avec des draineurs et des compléments
alimentaires. Pour les affections plus graves, cela dépend de l'état
du malade et de sa réceptivité au magnétisme.
- Vous soignez donc aussi par les
plantes?
- Oui, mais je prescris surtout
des compléments alimentaires.
Pour soigner utilement, il faut
avant tout détecter les aliments que le patient peut assimiler facilement
et ceux qu'il doit éviter car ils le contrarient.(Cf. La Révolution
Diététique par l'Eutynotrophie (réglage alimentaire
personnalisé) de Robert. Masson Editions Albin Michel).
Je vais vous donner un exemple.
Si mon patient souffre d'une hernie iatale, j'obtiens quatre-vingt-dix-sept
pour cent de résultats avec la recette que je vais vous donner:
Dans ce cas précis, je n'ai
même pas besoin de magnétiser mon patient. Il suffit qu'il
arrête de manger des fruits et d'absorber des fromages blancs et
yaourts après le repas, ainsi que de boire des eaux gazeuses. Bien
sûr, que cette recette n'agira qu'au niveau de la douleur, l'hernie
proprement dite sera toujours là, mais on peut très bien
vivre avec. C'est une affection le plus souvent bénigne et très
répandue. On peut affiner le traitement par des compléments
alimentaires performants, tels les gélules de "Lithotame" par exemple,
un produit très riche en calcium et en magnésium.
Pour une mycose, il faut drainer
le foie. Drainage de la vésicule par une cure de pur jus de radis
noir, le matin à jeun, et une cure d'artichaut, fumeterre et pissenlit,
à prendre trois fois par jour, avant le repas.
Mais l'un des remèdes naturels
de base les moins chers et des plus efficaces est tout simplement le chlorure
de magnésium organique.
- Que sont ces "compléments
alimentaires"?
Beaucoup de guérisseurs se
contentent de magnétiser, sans prescription d'aucune sorte. Ils
travaillent de manière tout à fait correcte, transmettant
leur magnétisme à leur patient, agissant sur les énergies
du corps subtil.
D'autres préconisent des
médicaments chimiques en vente libre, des placebos ou des préparations
homéopathiques.
D'autres encore, dont je suis, conseillent
en outre des compléments alimentaires, issus de produits naturels
et biologiques. Ces produits aident le corps à accélérer
son auto-guérison. Draineurs de nos émonctoires ou reminéralisants,
ce sont aussi des éléments venant combler nos carences alimentaires.
Mais ils doivent être soigneusement choisis pour leur taux énergétique.
Car ce n'est pas le produit lui-même qui guérit, mais l'énergie
qu'il dégage.
- Etablissez-vous des diagnostics?
- La plupart du temps les consultants
viennent me voir après avoir tout essayé en vain, médecins,
guérisseurs et même sorciers.
Ils arrivent avec un dossier médical
sous le bras.
Mais certains consultants me disent,
soit pour me tester, soit pour me contrôler:
- Je ne sais pas ce que j'ai, c'est
à vous de chercher et de me dire ce qui ne va pas.
Souvent, la simple mesure de leur
taux d'énergie vibratoire m'indique où ils en sont, ce qui
cloche. Mais il en est qui sont au top niveau. Je leur dis alors en toute
simplicité:
- Moi, je ne peux rien pour vous!
Vous n'êtes pas en carence d'énergie. Vous êtes en parfaite
santé. Pour vous rassurer, si vous ne me croyez pas, allez consulter
un médecin!
Pour le reste, je sens assez bien
la maladie, mais sans la prendre sur moi.
Après seize ans de pratique,
je peux vous dire que, question diagnostic, les médecins se trompent
aussi très souvent. Mais restons charitables... Je ne suis pas en
guerre contre les médecins, mais uniquement contre la maladie.
- Peut-on vous parler pendant que
vous magnétisez, ou cela vous déconcentre-t-il?
- Il y a deux sortes de magnétiseurs.
Comme chez les musiciens, vous avez
celui qui est complètement déboussolé dès que
vous lui retirez la partition, parce qu'on lui a appris à jouer
à vue, et à tourner les pages.
Même s'il a joué quatre
cents fois la même oeuvre, il sera incapable de jouer sans ses notes
sous les yeux... et vous avez le musicien qui danse, chante tout en jouant
de son instrument, sans une fausse note... Moi je connais ma partition
par coeur. Elle est innée en quelque sorte. Et je magnétise
d'instinct. Je n'ai pas besoin , sauf exception, de me concentrer spécialement
pour cela.
<
- Et votre pendule dans tout ça?
- Mon pendule m'aide à mesurer
le taux d'énergie vibratoire de mes patients. Il me permet aussi
de déterminer le potentiel vibratoire des produits, des plantes,
des médicaments. Il me guide dans le choix des emplacements favorables
d'un terrain, d'une maison, d'une chambre. Il me dit où placer un
lit par exemple, mon bureau.
Je vous fais remarquer au passage
que si le magnétiseur se place de préférence le dos
au nord, le radiesthésiste, lui, opère le plus souvent face
au nord.
Regardez comment mon pendule réagit
ici, à la place de mon fauteuil. Réaction maximum. Et là,
quand je m'éloigne vers ce mur... Il faiblit!
C'est pourquoi, j'ai fait construire
cette maison autour de ce point géobiologique précis, là
où l'énergie vibratoire positive est la plus forte.
Pour le lit, c'est encore plus important.
Si par exemple, je plaçais la tête de mon lit à cet
endroit là, où le taux d'énergie vibratoire est très
faible, ce n'est pas la terre qui me "redonnerait" des forces durant mon
sommeil, mais je lui abandonnerais les miennes, toute la nuit, et je me
lèverais épuisé. Un constat curieux: si le chien recherche
d'instinct les zones chargées d'énergie vibratoire positive,
le chat par contre se plaît dans les zones perturbées...
Je ne l'explique pas. Je le constate.
Idem pour les fourmis, elles s'installent souvent sur des "noeuds pathogènes".

- Que pensez-vous des techniques
de guérison autres que le magnétisme et la phytothérapie?
- Pour moi, ce qui compte, c'est
le résultat. Dans tous les domaines. Pour un malade, c'est la guérison
qui importe. Tout le reste c'est du baratin.
- Vous admettez donc des techniques
aussi farfelues que celle de ce thérapeute suisse, dont nous avons
parlé dans un récent numéro de Science & Magie,
qui guérit les sourds-muets, les hémiplégiques et
les paralytiques par le saut à l'élastique dans le vide?
- Parfaitement! Je pense que toutes
les techniques sont bonnes si elles atteignent leur but: guérir!
L'éveil ne souffre aucune orthodoxie. Je pense tout de même
que le magnétisme animal est une des bases fondamentales de toutes
les thérapies dites naturelles. Qu'il agisse par l'imposition des
mains, les passes magnétiques, le souffle chaud, le guérisseur
transmet son fluide, son énergie vibratoire.
Mais il existe des guérisons
par la prière, par le souffle froid, par des rites magiques, par
le regard, par la pensée.
Le seul dénominateur commun
de tout cela, c'est l'Amour! Il faut un élan, une projection de
soi, il faut aimer pour guérir...
- Que pensez-vous des soins télévisés
proposés par certains présentateurs?
- Ce type d'émission a déjà
été diffusé en Russie et ailleurs. Chaque fois les
résultats ont été catastrophiques. Le nombre des psychopathes
s'est multiplié dans le pays. Seuls les hystériques et les
sujets ultra-sensibles ont trouvé une amélioration de leur
état, lors de ces émissions. (Résultat qui reste d'ailleurs
à prouver). On n'a pas observé de guérison significative
chez les bébés, les débiles mentaux ou les animaux
soumis à l'expérience, ce qui prouve que cette méthode
n'opère pas un transfert d'énergie vitale, mais agit par
suggestion. Or la suggestion qui s'apparente à l'hypnose, peut provoquer
sur des sujets vulnérables, des effets variés, des plus étonnants
aux plus dangereux. Bien sûr, la suggestion fait aussi partie de
l'arsenal du guérisseur, mais tout bon praticien sait qu'il faut
l'accompagner de techniques d'harmonisation des énergies.
- Acceptez-vous de soigner les maladies
graves?
- Je ne prétends pas guérir
le cancer ni la sclérose en plaques et encore moins le sida, mais
je peux apporter une aide efficace au traitement médical en cours,
par des réglages alimentaires individualisés. Renforcer l'énergie
vitale avec le magnétisme et l'apport de compléments alimentaires
a déjà permis des rémissions spectaculaires. Contre
la maladie, tous les coups sont permis. Mais, restons modestes! Jamais
je ne me vanterai d'une guérison de ce genre, car elle reste l'exception.
- Peut-on consulter sans danger
plusieurs magnétiseurs durant la même période?
- Certainement. C'est l'énergie
vitale reconstituée du sujet et rien d'autre qui permet sa guérison.
Plus il y aura d'énergie distribuée, plus notre malade aura
de chance de s'en sortir. Ce n'est plus alors qu'une question de moyens
financiers.
- Que pensez-vous des soins à
distance, sur photo?
- Je pratique régulièrement
ce genre de soins, et les résultats que j'obtiens sont satisfaisants.
Je ne crois pas qu'il s'agisse-là de charlatanisme, comme certains
le prétendent. Le praticien doit simplement bien contrôler
le phénomène, agir loyalement.
Comme pour le pendule, la distance
ne compte pas. J'ai des amis au Canada et en Floride, que je soigne par
ce procédé quand le besoin s'en fait sentir et le résultat
est quasi immédiat.
Cette méthode présente
un inconvénient: on n'est jamais sûr que le fluide atteigne
bien le malade lui-même. Quelquefois c'est l'entourage qui en bénéficie.
Il est vrai qu'il faut faire très attention aux thérapeutes
qui soignent à distance. C'est un moyen un peu trop facile de gagner
beaucoup d'argent!
Je vais vous confier un secret.
Chaque membre d'Espérance reçoit une carte d'adhérent
qui porte le sigle de l'association: de petites mains stylisées.
C'est ma main qui a été photographiée et reproduite.
Nous l'appelons notre "main de support".
Mais c'est aussi une main qui a
été énergisée, car le carton est porteur de
magnétisme. Nos petites mains ainsi chargées en vibrations
positives sont prêtées à ceux qui souffrent et qui
ont des problèmes d'ordre général jusqu'à ce
que tout soit rentré dans l'ordre. Et cela marche.

- Quels tarifs pratiquez-vous?
- Pour une séance de 20 minutes
environ, le montant des honoraires d'un guérisseur honnête
ne devrait pas excéder 400 F. (Sauf exception! Si le cabinet se
trouve sur les Champs-Elysées, il faut bien que le praticien puisse
faire face aux charges. Rappelons que la T.V.A. sur le prix des consultations
est de 20,6 %) Ici, au centre de l'Origan à Châtillon-Coligny,
nous pratiquons trois sortes de consultations:
1) Consultations sur R.D.V. les
Lundi, Mardi, Mercredi, Samedi
Prix 250,00 T.T.C.
2) Consultations sans R.D.V. Jeudi
de 8h à 12 h et de 14 h à 18 H
Prix 150,00 T.T.C.
3) Thérapie de groupe le
second jeudi du mois de 20 h à 22 h
Séances gratuites.
- Comment reconnaître un guérisseur
sérieux?
- Il existe des associations regroupant
de très bons thérapeutes et dont l'ambition est de s'ouvrir
à tous les praticiens acceptant de respecter un code de déontologie
très strict.
Le G.N.O.M.A. dont vous avez déjà
parlé est l'une des organisations les plus anciennes et les plus
sérieuses. Mais il en est d'autres.
ESPÉRANCE, par exemple, qui
travaille à l'assainissement de la profession et à sa revalorisation,
tant aux yeux du public que des pouvoirs publics.
Prudence devant les guérisseurs
non affiliés à une véritable association professionnelle,
même s'ils réussissent à faire parler d'eux dans les
média. Les bons praticiens sont généralement discrets
et la satisfaction de leurs clients est leur meilleure publicité.
- Que faites-vous pour vous maintenir
au top niveau de votre efficacité?
- Vaste sujet que je vais m'efforcer
de résumer en peu de mots:
Au guérisseur il faut de
la force, de la volonté, de la conviction. Ce praticien dont les
malades attendent tout, doit d'abord être en bonne santé,
en harmonie sur tous les plans: physique, psychique et spirituel. S'il
est marié, la vie de son couple doit être équilibrée
et sans faille. Le conjoint apporte au magnétiseur autant que celui-ci
apporte à ses patients.
Pour ma part, la présence
bénéfique de mon épouse, véritable miroir de
moi-même, m'évite erreurs et dérapages. Seul il m'est
difficile d'être à la fois Yin et Yang, actif et passif, le
frein et l'accélérateur.
Un guérisseur déchiré
par des problèmes familiaux peut rarement donner amour et sécurité
à son prochain. Je pense aussi que le praticien doit absolument
croire en sa méthode, avant de l'appliquer aux autres Je vois trop
souvent des confrères déroger à cette régle,
se jetant sur des médicaments chimiques, au moindre bobo, oubliant
pour eux-mêmes les conseils prêchés aux autres!
Je pense que 80 % des maladies chroniques
et fonctionnelles peuvent êtres évitées par un bon
réglage alimentaire, le jeûne ou un régime approprié.
Chez nous, il entre très
peu de médicaments sous le toit familial.
Notre médecin de famille,
un ami du village, n'intervient que pour poser un diagnostic, donner un
conseil.
Ma petite fille, âgée
de quatre ans, n'a connu en tout et pour tout que 2 jours d'antibiotiques
suite à trois jours de fièvre à 40°. Elle ignore
les otites, angines, ou rhino-pharyngites à répétition.
Un guérisseur doit marcher
la tête haute, sans se soucier du qu'en-dira-t-on, ou des jugements
contradictoires des autres. Il doit écouter la seule voix de sa
conscience. Ainsi la Vérité fera lentement son chemin en
lui et il atteindra son "Totum".
- Qu'est-ce que le don?
- Chacun de nous possède
au fond de lui-même une petite étincelle divine à développer.
Certains la ressentent dès le plus jeune âge, et éprouvent
le besoin d'aller vers les autres. D'autres la découvrent plus tard.
Certains jamais...
Je crois que le don de guérison
est un mélange de prédisposition et de dévouement.
L'abbé Julio a très bien expliqué cela:
"Il y a des dons de toutes sortes;
les dons physiques, les dons naturels, les dons spirituels, les dons dits
surnaturels.
Dons physiques: de la santé,
de la beauté, de la force, etc.
Dons naturels: de la mémoire,
de la musique, des mathématiques, de la peinture, de l'éloquence,
etc.
Dons spirituels: de l'intuition,
du sommeil lucide, de la clairaudience, de la vision, de l'écriture
médianimique, de l'incarnation interne, etc.
Dons dits surnaturels: de manifestations
externes de stigmates, de bilocation, de prophétie, de guérison,
etc.
Don surnaturel: la sainteté
qui comprend tout.
On peut avoir ces dons en naissant,
on peut les développer, on peut les acquérir si on ne les
a pas, on peut les reconquérir si on ne les a plus. Mais, pour certains
dons, la pente est glissante et dangereuse pour les imprudents, les non-préparés,
les trop pressés ou ceux qui n'ont que des désirs terrestres.
(...)
Beaucoup veulent tout savoir, être
initiés, et s'imaginent qu'il suffit de vouloir avoir, de croire
avoir, pour posséder vraiment. Il faut d'abord avoir le don, qui
a été donné gratuitement, soit en naissant, soit dans
le cours de son existence, par la dignité de la vie qu'on mène
et l'élévation de son âme. Il faut faire constater
ce don par un Initié: il ne suffit pas de croire qu'on le possède.
C'est souvent une illusion décevante, que l'on paie, tôt ou
tard, bien cruellement. Si le don existe, on peut le développer
par la prière, par l'initiation, par la direction. Marcher seul,
c'est buter au premier obstacle et se briser comme verre..."
- Quelle est la plus belle guérison
que vous ayez obtenue?
- Eh bien, plutôt que de vous
raconter son cas, lisez plutôt la lettre témoignage qu'une
de mes clientes adressa voici quelques mois à l'animateur d'un débat
télévisé sur les médecines parallèles:
"En 1983, je fus atteinte d'une
maladie du sang. J'ai subi des transfusions sanguines pendant un an, d'abord
tous les mois, puis chaque semaine. Après un an de traitement, j'étais
guérie mais me sont apparues d'énormes lésions similaires
à des brûlures au troisième degré, commençant
aux articulations, puis sur tout le coprs. Ceci débutait par un
état fébrile et une grande fatigue. La peau se soulevait
la nuit, commençait à suinter, puis éclatait. De l'humeur
s'écoulait en abondance pendant environ quatre jours, puis c'était
du sang. La plaie séchait ensuite en trois semaines environ. Je
me suis retrouvée avec vingt-neuf lésions. Imaginez mon calvaire!
"Je suis allée du médecin de famille chez le rhumatologue,
puis je fus hospitalisée, les chevilles plâtrées, les
jambes en gouttières. J'ai voyagé dans les plus grands hôpitaux
parisiens, subi des biopsies, tous les traitements possibles... "Mon entourage
me croyait contagieuse, mon employeur pensait que j'avais le sida, mon
ménage se disloquait. Mon corps était presque putréfié.
"Je me suis décidée à aller voir M. Collard, un guérisseur
installé dans notre région. Me voyant avec huit lésions
à la cheville, il fut un peu désemparé, et moi impressionnée
par l'effet produit au niveau de mes plaies au passage de ses mains.
Il me demanda de revenir trois fois
et me donna un traitement à base de plantes. A la troisième
séance, je n'avais plus de lésion. Depuis, aucune lésion
n'est jamais réapparue. Je vis comme tout le monde: plus de pansements,
plus de bande. Je suis guérie et c'est à M. Jean-Claude Collard
que je le dois."
Interwiew de Jean-Claude
Collard réalisée en 1992 par Marc Schweizer
à La Croix Lotteau
45230 CHATILLON-COLIGNY
Avez-vous lu :
LE GUÉ:RISSEUR DE CHÂTILLON ?
Un guérisseur-rebouteux de campagne témoigne
Un livre sincère et passionnant.

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